Réforme du DPE 2026 : quels logements vont changer de classe dès janvier ?
Par L'équipe de rédaction Quelle renovation By Planete Service | Catégorie : Point Presse | Publié le 22/07/2025
Réforme du DPE : ce qui va changer dès janvier 2026 pour les logements chauffés à l’électricité
Le gouvernement a officialisé une importante réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE), qui entrera en vigueur au 1er janvier 2026. Cette évolution ne modifie pas l’objectif du DPE – mesurer la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement – mais touche à un paramètre clé du calcul : le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire. Une révision technique qui aura des conséquences très concrètes pour des millions de logements chauffés à l’électricité, souvent classés injustement en catégorie F ou G.
Concrètement, cette réforme pourrait faire passer des milliers de biens du statut de passoire thermique à une classification plus favorable, et ainsi rouvrir la voie à la location, à la vente ou à des aides à la rénovation. Décryptage complet avec Planète Service.
Pourquoi le mode de calcul du DPE est modifié ?
Jusqu’à présent, le DPE pénalisait les logements utilisant l’électricité comme principale source de chauffage. En cause : un coefficient de conversion défavorable, fixé à 2,3. Cela signifie que pour chaque kWh d’électricité consommé, le calcul considérait qu’il fallait 2,3 kWh d’énergie primaire, en intégrant les pertes liées à la production, la transformation et le transport.
Ce coefficient est désormais jugé obsolète, car il ne reflète pas la réalité du mix énergétique français. En effet, plus de 95 % de l’électricité produite en France est décarbonée (nucléaire, éolien, hydraulique, solaire), selon RTE. Cette surévaluation nuisait à la lisibilité du DPE, et freinait la transition vers l’électrique, pourtant encouragée à l’échelle européenne.
Le nouveau coefficient sera de 1,9, conformément aux recommandations de la Commission européenne. Ce simple ajustement va entraîner un rééquilibrage massif des notations DPE entre énergies fossiles et électricité.
Quels logements seront concernés par ce changement ?
La réforme s’applique à tous les logements chauffés principalement à l’électricité. Environ 850 000 logements devraient sortir du statut de passoire énergétique (étiquette F ou G), selon les estimations du ministère de la Transition écologique. Cela représente près d’un logement électrique sur deux potentiellement reclassé.
À titre d’exemple, un logement 100 % électrique consommant 100 kWh/m²/an affichait auparavant 230 kWh/m²/an en énergie primaire, le plaçant parfois en catégorie F. Avec le nouveau coefficient de 1,9, ce même logement tombera à 190 kWh/m²/an, soit potentiellement une lettre en moins sur le DPE.
Les biens chauffés au gaz, au fioul ou au bois ne seront pas directement impactés par cette réforme, car leur coefficient reste inchangé (1).
Un impact immédiat pour les propriétaires bailleurs
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location. Cette réforme va donc permettre à environ 400 000 logements classés G de redevenir éligibles à la location s’ils passent à la lettre F. Cela représente un soulagement pour de nombreux propriétaires, dont une partie avait vu leur logement sortir du marché locatif sans possibilité immédiate de rénovation.
Et ce n’est pas tout : les logements classés F seront eux aussi concernés par une interdiction de location à compter du 1er janvier 2028. Cette réforme offre donc une nouvelle fenêtre de réintégration temporaire pour certains biens.
Doit-on refaire son DPE pour bénéficier du changement ?
Non. Il ne sera pas nécessaire de faire intervenir à nouveau un diagnostiqueur. À partir du 1er janvier 2026, il sera possible de mettre à jour gratuitement son DPE en ligne via la plateforme officielle de l’Ademe. En quelques clics, les propriétaires pourront obtenir une nouvelle étiquette énergétique, calculée avec la méthode actualisée.
Ce service d’actualisation ne modifie pas les caractéristiques techniques du logement, mais ajuste uniquement la notation selon le nouveau coefficient. Cela permet d’éviter les frais de diagnostic pour des biens qui ne nécessitent pas de rénovation immédiate.
Faut-il malgré tout rénover un logement qui sort du statut de passoire ?
Oui. Même si l’étiquette évolue, la performance énergétique réelle du logement ne change pas. Un bien classé F ou G reste énergivore, inconfortable et coûteux à chauffer. La réforme ne doit pas être vue comme un appel à l’inaction, mais comme une correction méthodologique.
Chez Planète Service, nous rappelons que les travaux d’isolation, de ventilation et de remplacement du chauffage restent indispensables pour améliorer le confort thermique, réduire les factures d’énergie et valoriser durablement le bien immobilier.
Réforme DPE 2026 : ce qu’il faut retenir
- Date d’entrée en vigueur : 1er janvier 2026
- Nouveau coefficient électricité : 1,9 (au lieu de 2,3)
- Logements concernés : tous ceux chauffés principalement à l’électricité
- Impact : jusqu’à 850 000 logements pourraient changer d’étiquette
- Mise à jour du DPE : gratuite via la plateforme de l’Ademe
- Pas de changement sur le fond : les logements restent aussi performants (ou non)
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