MaPrimeRénov’ : réouverture très encadrée au 30 septembre 2025 – Tout ce qui change pour les plafonds, les revenus et les logements éligibles
Par Franck - Quelle renovation By Planete Service | Catégorie : Point Presse | Publié le 23/07/2025
MaPrimeRénov’ : un retour très limité dès le 30 septembre 2025
Après une suspension entamée en juin 2025 pour cause de dérives budgétaires et de fraudes, le dispositif MaPrimeRénov’ pour la rénovation globale rouvrira officiellement le 30 septembre 2025. Mais cette réouverture se fera dans un cadre extrêmement restreint : limitation drastique du nombre de dossiers, réduction des plafonds de travaux éligibles, durcissement des critères de revenus, et recentrage sur les logements les plus énergivores.
Le gouvernement affiche une volonté claire : maîtriser les dépenses publiques, renforcer l’efficacité des rénovations énergétiques et éviter les abus constatés sur les derniers mois.
Un quota strict de 13 000 dossiers sur toute la France
Le nombre de projets acceptés dans le cadre de la rénovation d’ampleur via MaPrimeRénov’ est désormais plafonné à 13 000 dossiers pour toute la France jusqu’à la fin de l’année 2025. En comparaison, plus de 35 000 projets avaient déjà été engagés sur le premier semestre, et plus de 60 000 sont en attente d'instruction. Autant dire que seuls les dossiers les plus complets, cohérents et bien accompagnés auront une chance d’être traités.
Pour les particuliers, cela implique une course contre la montre. Les premiers à déposer un dossier complet dès le 30 septembre auront le plus de chances de bénéficier de l’aide. Les autres devront probablement attendre 2026… si le budget est maintenu.
Des plafonds de travaux divisés par deux
L’autre grande mesure de restriction concerne les plafonds de dépenses éligibles. Le gouvernement a décidé de :
- Fixer un plafond de 30 000 € HT pour les rénovations permettant un gain de deux classes au DPE
- Fixer un plafond de 40 000 € HT pour les projets permettant un gain de trois classes ou plus
Jusqu’à présent, ces plafonds pouvaient atteindre 70 000 €, ce qui permettait des travaux très complets : isolation + chauffage + ventilation + menuiseries. Désormais, les foyers devront prioriser ou compléter par d’autres dispositifs comme les CEE, l’Éco-PTZ, ou les aides locales.
Les logements éligibles : uniquement les étiquettes E, F ou G
Le dispositif est désormais réservé aux logements les plus énergivores, c’est-à-dire ceux classés E, F ou G sur le diagnostic de performance énergétique (DPE). Les logements classés D ou mieux sont automatiquement exclus de l’aide à la rénovation globale. L’objectif : concentrer les efforts de l’État sur les passoires thermiques, responsables d’une part importante des émissions du secteur résidentiel.
Cette restriction pose un problème à de nombreux ménages qui, bien que n’ayant pas un logement extrêmement énergivore, souhaitent tout de même réaliser une rénovation performante. Pour eux, seul le parcours “monogeste” reste ouvert (changement de chaudière, isolation simple, etc.).
Les profils éligibles : une priorité donnée aux foyers très modestes
Autre changement de fond : le recentrage sur les ménages aux revenus très modestes. Les aides seront attribuées en priorité aux profils dits “bleu” (barème ANAH), qui cumulent faible revenu fiscal et nombre de personnes dans le foyer. Les foyers intermédiaires (profil violet) ou aisés (profil rose) sont désormais quasi exclus du dispositif.
Voici quelques seuils indicatifs pour 2025 :
- Pour une personne seule en Île-de-France : revenu fiscal de référence < 22 461 €
- Pour un couple avec deux enfants en province : revenu fiscal < 35 000 €
Les plafonds précis sont consultables sur les simulateurs officiels ou via France Rénov’. Le recours à un Accompagnateur Rénov’ agréé reste obligatoire pour toute rénovation globale.
Suppression du bonus de sortie de passoire énergétique
Un des leviers les plus incitatifs du précédent dispositif – le bonus de 10 % pour la sortie de passoire thermique – est supprimé à partir de septembre 2025. Ce bonus permettait à de nombreux ménages de financer le reste à charge. Sa disparition rend la rénovation moins attractive pour certains profils à la limite des critères d’éligibilité.
En revanche, le cumul avec les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) reste possible, et des bonifications sont maintenues pour l’usage de matériaux biosourcés ou pour les bâtiments collectifs.
Une réponse à la fraude et à l’explosion des coûts
Le gouvernement justifie ces mesures de recentrage par plusieurs facteurs :
- Un dépassement budgétaire massif : plus de 600 millions d’euros supplémentaires engagés sur le premier semestre 2025
- Près de 5 000 dossiers identifiés comme frauduleux, certains via usurpation de RGE, documents falsifiés ou chantiers non réalisés
- Une absence de gain énergétique réel dans une partie des rénovations financées, pointée par l’ANAH et la Cour des comptes
Le redémarrage vise donc à retrouver une cohérence technico-économique du dispositif, en limitant les abus tout en recentrant l’aide sur les logements réellement en besoin.
Et pour 2026 ?
Le gouvernement prévoit de conserver ce modèle resserré en 2026, mais pourrait rouvrir plus largement l’accès selon le budget voté en loi de finances. Le nombre de dossiers annuels pourrait passer à 100 000, mais cela dépendra des ressources allouées et du bilan du second semestre 2025.
En parallèle, des réflexions sont en cours pour fusionner certains dispositifs (MaPrimeRénov’ + CEE) dans une plateforme d’aide unique plus lisible pour les ménages.
Planète Service vous accompagne malgré les restrictions
Dans ce contexte tendu, Planète Service propose un accompagnement technique et administratif complet pour maximiser vos chances d’obtenir les aides :
- Audit énergétique complet pour estimer le gain de classes DPE
- Accompagnement Rénov’ intégré pour constitution de dossier conforme
- Travaux réalisés en interne par des artisans RGE (ITE, pompe à chaleur, VMC, isolation intérieure...)
- Montage financier optimisé incluant CEE, MaPrimeRénov’, éco-PTZ et aides locales
Les dossiers doivent être préparés dès maintenant. Le guichet rouvrant le 30 septembre, un projet prêt dès le 1er jour aura plus de chance d’être financé.
Conclusion : faut-il encore miser sur MaPrimeRénov’ ?
Malgré les restrictions, le dispositif MaPrimeRénov’ reste un levier puissant pour les ménages les plus modestes souhaitant rénover un logement mal isolé ou mal chauffé. Pour les autres, des alternatives existent (CEE renforcés, aides régionales, prêt Avance Rénovation…).
La clé du succès ? Un accompagnement solide, une anticipation précise, et des devis bien cadrés. Contactez Planète Service pour démarrer votre projet et profiter d’un audit offert sous conditions.






